Quartier de la Verte Bonne | Gaillon (27)
Réhabilitation thermique de 211 logements collectifs – Conception Réalisation
Maîtrise d’ouvrage : MON LOGEMENT 27
Equipe : EIFFAGE, mandataire • ARA Architectes, architecte associé • REBER, économiste • ABSCIA, BET fluides et thermique • ACCEO, BET désamiantage
Coût : 11 M€ HT
Surface : 15 384 m²
Le quartier de la VERTE BONNE : Quand l’architecture s’adapte…
La première sensation en arrivant sur le site met en évidence l’absence de lisibilité et de compréhension du patrimoine. L’orthogonalité est omniprésente et règne silencieusement sur l’ensemble du site. Les façades se décrochent pour former des cascades successives d’angles droits tantôt saillants, tantôt rentrants. Le module carré LEVERRIER amplifie cette sensation et génère une monochromie brutale au site. La multitude de fenêtres renforce la sensation de densité de logements et crée une composition confuse et bavarde des façades.
Pour redonner un nouveau sens urbain, nous proposons de briser le règne de l’angle droit pour repenser le patrimoine comme un paysage urbain singulier occupant l’espace public. Pour prolonger cette fluidité, les rythmes des percements de l’enveloppe seront graduellement réorganisés. Un nouvel ordonnancement des ouvertures sera mis en place recherchant une dilatation des percements à chaque extrémité des patrimoines afin de modifier totalement la perception des bâtiments. A contrario et afin de moduler les perceptions de la longueur des bâtiments à l’échelle du piéton, les menuiseries seront regroupées au centre des patrimoines de façon plus calme, deux par deux, sur un rythme constant et plus ordonné. Il s’agira ici de fabriquer un effet cinétique qui dynamisera verticalement les bâtiments. Ces regroupements des menuiseries renforceront la fluidité de l’enveloppe en travaillant les encadrements sous formes de gélules cintrées faisant écho aux cintres des angles des bâtiments.
Notre orientation architecturale et urbaine est renforcée par une partition binaire de la polychromie. Le vert sombre pour dialoguer avec le futur parc. Le blanc cassé pour rendre lumineuses les façades.

